Nissan Skyline GT-R 1991
Par Benjamin Cyr
Skyline GT-R : mythe ou réalité?
Pour la majorité des consommateurs canadiens, la Nissan Skyline est une voiture tout à fait inconnue, et pour cause. Elle n’a jamais été mise en marché en Amérique, principalement à cause des normes de sécurité assez unique sur le marché nord-américain. Sachez que depuis son introduction en version R32 sur le marché, cette voiture est LA référence chez les amateurs de haute performance. Pourtant, il faut avouer que côté design, la voiture ne casse rien avec ses lignes conservatrices. Alors ces Japonais, sont-ils fous ou quoi? Je peux tout de suite vous dire que non, bien au contraire.
À la base, c’est une voiture bien ordinaire
La Skyline était à la base une voiture intermédiaire homogène et confortable qui était achetée par des consommateurs recherchant une voiture pratique tout en étant abordable. Comme segment du marché, on peut la comparer ici à une Nissan Altima par exemple, soit une voiture intermédiaire. En 1989, Nissan décida d’entrer dans la compétition Groupe A sur les circuits japonais. Il fallait ainsi mettre en course une voiture disponible dans leur gamme et la mécanique devait avoir comme base celle de la voiture commercialisée. Nissan pris alors la décision que la Skyline serait la voiture à la base de leurs voitures de compétition.
Donc, cette même année, la première Skyline GT-R fût introduite. À part la carosserie et le châssis, la voiture n’avait plus grand-chose en commun avec la voiture d’origine. Cette première génération était nommé R32, et les performances obtenues étaient tout simplement renversantes. Imaginez, lors de cette première année, la GT-R remporta toutes les courses en Groupe A, se faisant maintenant appeler Godzilla grâce à ces exploits remarquables.
Un code à retenir : RB26DETT
Nissan n’a pas fait les choses à la légère. Ils ont développé un moteur spécifiquement pour cette super-voiture, et ce même moteur devait être très fiable, puissant et facilement modifiable afin d’être utilisé en course. Le résultat final fût un 6 cylindres en ligne de 2,6 litres auquel deux petits turbos ont été greffés. Le code qui fût donné à ce moteur est RB26DETT. La puissance officielle divulguée par Nissan a toujours été 280 chevaux afin de respecter la limite maximale du marché japonais. Par contre, la plupart des spécialistes affirment que ce moteur développe réellement un minimum de 325 chevaux.
Autre fait qui était si impressionnant était la conception même de ce moteur. Lorsqu’on analysait sa conception, il était évident que ce moteur pouvait supporter des puissances de l’ordre de 500 chevaux et même plus avant de recevoir des modifications des organes internes. Le vilebrequin, les cylindres, les pistons et les parois sont si solidement conçus qu’il est pratiquement indestructible. Et sans mentionner la fantastique ligne rouge du tachymètre qui se situe à 8000 trs/min. |